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Vous avez terminé votre journée. Mais vous refusez de fermer l’ordinateur.
Vous avez terminé votre journée. Mais vous refusez de fermer l’ordinateur. Le dossier est prêt.

Vous avez terminé votre journée. Mais vous refusez de fermer l’ordinateur.
Le dossier est prêt.
Les points importants sont traités.
Vous avez même relu deux fois.
Pourtant, vous cherchez encore quelque chose à améliorer.
?Une formulation. ?Une mise en page. ?Un détail.
Parce qu’une petite voix insiste : « Tu peux faire mieux. »
Le quatrième accord toltèque semble lui donner raison : « Faites toujours de votre mieux. »
Alors vous continuez.
Mais si cet accord vous invitait justement à fermer l’ordinateur ?
Faire de son mieux demande de reconnaître ce qui est possible aujourd’hui.
Après une bonne nuit, avec du temps et de la clarté, votre mieux prend une forme.
Après une nuit difficile, une urgence et plusieurs heures de concentration, il en prend une autre.
Votre mieux change. Le niveau que vous exigez de vous-même, lui, reste parfois figé.
Voilà la partie immergée de l’iceberg.
À la surface : l’envie de bien faire.
Sous l’eau : parfois, la peur du reproche, du regard des autres ou de ne pas être à la hauteur.
Nous continuons alors à travailler pour obtenir quelque chose qu’aucune dernière retouche ne peut garantir : la certitude de ne pas être jugé.
Le perfectionnisme peut nous faire confondre « faire de mon mieux » avec « devenir irréprochable ».
Et devenir irréprochable est un travail sans fin.
Faire de son mieux peut demander un effort supplémentaire.
Cela peut aussi demander de solliciter de l’aide, de renégocier un délai ou d’accepter qu’un travail soit terminé.
Le résultat reste à évaluer. Les erreurs restent à corriger.
Mais nous pouvons apprendre sans nous condamner à en faire toujours davantage.
Pour passer du savoir au faire, définissez votre point d’arrivée avant de commencer :
« Qu’est-ce qui doit être accompli pour que ce travail remplisse son rôle ? »
Vous aurez un repère concret au moment où la petite voix demandera une retouche de plus.
Ce quatrième accord nous aide aussi à pratiquer les trois autres : nous allons encore nous parler durement, prendre une remarque personnellement ou faire une supposition.
Puis nous pourrons le remarquer, ajuster et recommencer. C’est ainsi que la connaissance devient une compétence.
Quand vous vous dites « je peux faire mieux », savez-vous précisément quoi améliorer… ou avez-vous surtout du mal à vous autoriser à terminer ?
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