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« Je ne vais pas lui demander. Je connais déjà la réponse. »

« Je ne vais pas lui demander. Je connais déjà la réponse. » Votre manager a un projet à confier. Vous aimeriez le piloter.

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« Je ne vais pas lui demander. Je connais déjà la réponse. »

Votre manager a un projet à confier. Vous aimeriez le piloter.

Mais vous venez d’arriver. Il choisira forcément quelqu’un de plus expérimenté.

Alors vous ne dites rien.

Quelques jours plus tard, le projet est attribué à un collègue.

Vous le saviez.

Jusqu’au moment où votre manager vous dit : « Ça t’aurait intéressé ? Je pensais que tu étais déjà trop chargé. »

Vous pensiez qu’il ne voulait pas de vous. Il pensait vous rendre service.

Deux personnes. Deux certitudes. Aucune conversation.

Le troisième accord toltèque nous invite à ceci : « Ne faites pas de suppositions. »

On pense souvent aux scénarios qui nous font ruminer : un message sans réponse, un regard, une invitation oubliée.

Mais certaines suppositions sont beaucoup plus discrètes.

Elles prennent la forme d’une décision raisonnable : - « Inutile de demander. » - « Ce n’est pas le bon moment. » - « Il sait bien que ça m’intéresse. »

À la surface de l’iceberg : nous n’avons rien demandé.

Sous l’eau : nous avons imaginé la réponse de l’autre, puis organisé notre comportement autour.

Et l’autre peut faire exactement la même chose.

Ce que nous appelons parfois un manque d’opportunités commence par une conversation qui n’a jamais eu lieu.

Toutes les portes ne s’ouvriront pas. Certaines demandes recevront un refus.

Mais un refus exprimé nous renseigne. Un refus imaginé nous arrête sans rien nous apprendre.

Connaître cet accord est facile.

Le pratiquer demande d’accepter un petit inconfort : poser une question dont nous ne maîtrisons pas la réponse.

Aujourd’hui, repérez un « je sais déjà » qui concerne les pensées de quelqu’un d’autre.

Puis transformez-le en question.

« Je voudrais piloter ce projet. Qu’est-ce qu’il faudrait pour que ce soit possible ? » Vous obtiendrez peut-être un oui. Peut-être un non. Peut-être une possibilité que vous n’aviez pas envisagée.

Quelle question n’avez-vous pas posée parce que vous aviez déjà répondu à la place de l’autre ?

PS: pour aider à entendre un non, la lecture du livre de Jia Jiang - A l'épreuve du NON est un MUST.

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