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Le message de votre collègue tient en trois mots : « On doit parler. »
Le message de votre collègue tient en trois mots : « On doit parler. » Vous le relisez.

Le message de votre collègue tient en trois mots : « On doit parler. »
Vous le relisez.
Qu’est-ce que j’ai fait ?
Il n’a pas apprécié mon intervention ?
Il veut me retirer le dossier ?
La conversation n’a pas encore commencé.
Dans votre tête, vous êtes déjà en train de vous défendre.
Le deuxième accord toltèque nous invite à ceci : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. »
On le comprend souvent comme une consigne pour devenir moins susceptible. Prendre du recul. Se construire une carapace.
Mais restons un instant devant ce message.
Votre collègue arrive et vous dit : « Je pars en congé vendredi. On peut organiser le relais ? »
Vous prépariez votre défense. Il préparait ses vacances.
Vous aviez pris votre interprétation pour son intention.
C’est là que se trouve une partie immergée de l’iceberg.
À la surface : ce que l’autre dit ou fait.
Sous l’eau : le sens que nous lui donnons, avec notre histoire, nos doutes et nos peurs.
Un silence devient un rejet. Un désaccord devient un manque de respect. Une réponse courte devient la preuve que nous dérangeons.
L’émotion est réelle. L’explication reste à vérifier.
Les réactions des autres passent aussi par leur fatigue, leurs contraintes, leurs préoccupations et leur manière de communiquer.
Nous ne sommes pas toujours le sujet de ce qui nous touche.
Bien sûr, une remarque peut réellement nous viser. Et une parole blessante peut nécessiter une limite claire.
Mais même dans ce cas, le jugement de quelqu’un ne suffit pas à définir notre valeur.
Nous pouvons prendre un message au sérieux sans le prendre comme un verdict sur nous-mêmes.
Pour passer du savoir au faire aujourd’hui, essayez de séparer deux phrases :
« Ce que j’ai observé… » « Ce que j’en ai conclu… » Puis posez la question qui manque.
Dans notre exemple : « Oui, à quel sujet ? »
Quelques mots peuvent nous éviter une longue conversation imaginaire.
Quelqu’un vous a-t-il déjà donné une explication très simple à une situation que vous aviez prise personnellement ?
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