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Vous n’insulteriez jamais un collègue comme vous vous parlez après une erreur.

Vous n’insulteriez jamais un collègue comme vous vous parlez après une erreur. « Tu es nul. » « Tu ne comprendras jamais. » « On ne peut vraiment pas compter sur toi. »

Illustration de la publication Vous n’insulteriez jamais un collègue comme vous vous parlez après une erreur.
Vous n’insulteriez jamais un collègue comme vous vous parlez après une erreur.

« Tu es nul. » « Tu ne comprendras jamais. » « On ne peut vraiment pas compter sur toi. »

Prononcées en réunion, ces phrases vous feraient réagir.

Pourtant, après une présentation ratée ou une mauvaise décision, il nous arrive de nous les adresser sans même nous arrêter dessus.

Et de considérer malgré tout que notre parole est impeccable.

Le premier accord toltèque semble simple : « Que votre parole soit impeccable. »

Alors nous surveillons nos propos. Nous évitons les insultes, les médisances, les remarques blessantes.

Nous faisons attention aux autres. Mais qui écoute la façon dont nous nous parlons ?

C’est la partie immergée de l’iceberg.

À la surface : les mots que nous prononçons.

Sous l’eau : les phrases que nous répétons jusqu’à ne plus les questionner.

« J’ai raté cette présentation » devient « Je suis mauvais à l’oral ».

Une expérience se transforme en identité.

Et la fois suivante, avant même de prendre la parole, le verdict est déjà là.

La parole peut devenir un plafond que nous finissons par prendre pour notre nature.

Voilà pourquoi une parole impeccable demande aussi de la précision envers soi-même. Après un échec, inutile de se raconter que tout était formidable.

On peut dire : « Mon introduction était trop longue. J’ai perdu le fil. Je vais retravailler ces deux points. »

Cette phrase permet d’agir. « Je suis nul » ne donne aucune direction. Elle ferme la discussion.

Passer du savoir au faire commence peut-être ici : remplacer une condamnation par une observation.

Les mots et les maux se rencontrent aussi dans les conversations que personne d’autre n’entend.

Aujourd’hui, après une difficulté, écoutez votre première phrase intérieure. Est-ce qu’elle décrit ce qui s’est passé… ou est-ce qu’elle vous définit ?

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